hommage aux pompiers de PAU
Une joie qui se transforme en peine,
La vie que l’on frôle, la peur d’y rester,
Seule au sol tel un oiseau blessé,
En espérant que la chance ne soit pas vaine.
Restée là, fixée dans la course du temps,
A revoir tout se qu il y a eu de beau avant,
Le désespoir de l’impatience s’éprend de moi,
Vivrais-je encore ou pas ?
Puis du néant née la douce lumière
D’un peut être pas trop tard,
Le soulagement de les voir,
De ne plus être seule à terre.
De savoir qu’ils ne me laisseront pas,
De les entendre me dire que ça ira,
C’est un coup de pression qui redescend
L’espoir qui reviens en avant.
Plus que des soldats de la vie,
Mais des hommes aussi,
Comprenant ma douleur et ma frayeur,
A cet instant ils s’inscrivent dans mon cœur.
Confiante mais involontairement fuyante,
Je m’éloigne, peu a peu, à contre grès...
Et soudain, cette voix, si douce, mais insistante,
Qui me retiens éveillée….
S’en suivront le coma et mon réveil
Le souvenir d’un terrible accident
Mais une joie sans nul pareil
De sentir la vie à chaque instant…
Un an déjà, et pas une journée sans à penser à eux
Sans vouloir leur dire merci, plus d'un million de fois,
Pour m’avoir empêché de partir vers les cieux
Et d’avoir été, ce jour là, près de moi.
A chacun ses héros et sa raison d’être vivant
Rien n’égalera jamais ceux que j’admire si profondément
Car ceux la même se donnent à chaque instant
Pour que la vie soit, tout simplement…




